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Pendant l’Intifada d’Al-Aqsa, les forces
israéliennes d’occupation et les colons ont tué
au moins 2072 Palestiniens dans les Territoires
Palestiniens Occupés (TPO), sans compter les
Palestiniens tués alors qu’ils attaquaient des
cibles israéliennes.[1] La majorité des
Palestiniens tués étaient des personnes civiles
non armées dont 403 (19.5%) étaient des enfants
âgés de moins de 17 ans. Environ 22,219
Palestiniens ont été blessés.[2] La plupart de
ces homicides sont classés selon plusieurs
catégories:
Manifestations et “Accrochages”. Pendant les
premiers mois de l’Intifada d’Al-Aqsa ( du 29
septembre au 31 decembre 2000 ), les forces
israéliennes ont tué environ 300 Palestiniens
dont 70% lors de manifestations ou pendant des
accrochages. Dans la plupart des cas, les
manifestations étaient pacifiques, certaines
impliquaient des jets de pierres contre les
positions ultra-protégées des soldats israéliens
qui se trouvaient à une distance considérable.
Les soldats israéliens répliquent avec un usage
excessif de la force: ils utilisent des armes
mortelles, des balles réelles recouvertes de
caoutchouc, sans préalablement utiliser d’autres
moyens moins dangereux mis à leur disposition et
ceci, alors même que leur vie ou celle d’autres
personnes ne soit en danger. Dans la plupart des
quelques cas impliquant des tirs palestiniens,
les tireurs étaient séparés des manifestants et
n’ouvraient le feu qu’aprés que les soldats
israéliens n’aient usé d’armes mortelles contre
les civils non armés qui defilaient.[3]
Les Incursions. Fin 2001, l’armée israélienne a
commencé à lancer des raids massifs sur les
zones qui relèvent de l’Autorité Nationale
Palestinienne (ANP) incluant de grandes villes
ainsi que des camps de réfugiés densément
peuplés. En 2002, les incursions de l’armée
israéliennes sont devenues chose quotidienne.
Pendant la première moitié de l’année, environ
68% des assassinats étaient commis pendant les
incursions de l’armée dans les zones controllées
par l’ANP. Les chars, les véhicules blindés, les
bulldozers appuyés par des avions de combat,
encerclent et envahisent les lieux, écrasant
ainsi toute résistance. Ces incursions
consistent en: des tirs à l’aveuglette, des
bombardements, des arrestations arbitraires en
masse, des destructions massives de maisons; les
soldats se servent des civils comme boucliers
humain, ils attaquent le personnel médical et
les journalistes, ils détruisent les
institutions sociales, interdisent l’entrée aux
aides humanitaires, aux ambulances, aux
observateurs indépendants et imposent des
couvre-feux.
Tirs Indéscriminés et Bombardements Aériens. Les
villes palestiniennes et surtout celles situées
prés des colonies et des bases militaires
israéliennes font souvent l’objet de tirs et de
bombardements “non-ciblés” sur les zones
habitées; dans certains endroits, les
Palestiniens sont toutes les nuits confrontés a
ces attaques: les chars tirent vers les villages
et les camps de réfugiés alors que les
hélicoptères Apache et les avions de combats
F-16 bombardent les bureaux de l’ANP situés dans
des zones habitées. L’usage excessif de la
force, disproportionné et souvent sans cible
précise, est la cause principale des morts, des
dommages et des destructions de nombreuses
maisons.
Les Assassinats. Avec ses hélicoptères de
combat, ses unités d’infiltration et ses
systèmes de mines explosives, l’armée
israélienne d’occupation a tué plus de 240
Palestiniens lors des opérations destinées à
éliminer les activistes palestiniens: les
leaders politiques tout comme les militants. Ces
assassinats constituent une forme d’exécution
extra-judiciaire. Ils sont commis sans preuve,
sans procés et sans possibilité d’appel. Dans
tous les cas ou presque, des arrestations
préalables n’ont pas lieu. De plus, les soldats
israéliens tirent sans faire attention aux
passants: environ 36% des personnes tuées dans
de telles opérations étaient des passants et y
compris des enfants. Ces assassinats entrent
dans la catégorie des homicides volontaires et
portent une grave atteinte à la Quatrième
Convention de Genève, ils ont été considérés
comme étant des crimes de guerre par le Droit
International Humanitaire. La politique
d’assassinat menée et encouragée par l’Etat
d’Israël a été universellement condamnée par la
communauté internationale.
Autres Homicides Volontaires. Des dizaines de
Palestiniens ont été tués dans des circonstances
de calme absolu: en marchant dans la rue ou en
attendant de passer un checkpoint sans qu’il y
ait aucune violence autour. Un certain nombre de
Palestiniens, aprés avoir été arrêtés par les
forces israéliennes, ont été exécutés d’une
manière extra-judiciaire. De tels homicides
volontaires constituent une grave atteinte à la
Quatrième Convention de Genève et sont ainsi
considérés comme des crimes de guerre par le
Droit International Humanitaire.
Les Assassinats Commis par les Colons. Les
colons israéliens qui vivent illégalement dans
les TPO ont été, depuis 1967 étroitement liés à
un certain nombre d’actes violents perpétrés
contre les Palestiniens. Pendant l’Intifada
d’Al-Aqsa, des dizaines de Palestiniens ont été
tués par des colons israéliens, beaucoup
d’autres ont été blessés ou battus. Les
autorités israéliennes qui octroient aux colons
de généreux avantages économiques et leur
fournissent des armes automatiques pour assurer
leur “protection”, n’ont pas enquêté de manière
adéquate sur de tels actes criminels et n’ont
donc pas puni les responsables.
Dans les centaines de dossiers où il est
question de Palestiniens tués par les forces
israéliennes d’occupation ou par des colons
depuis le debut de l’Intifada d’Al-Aqsa, le
gouvernement israélien a systématiquement
renoncé aux poursuites ou aux enquêtes sur les
responsables des assassinats, il n’a fourni
aucune indemnisation envers les familles des
victimes palestiniennes. Ces circonstances ont
créé et favorisé le climat d’impunité qui règne
au sein des soldats israéliens, des colons, et
de la police.
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[1]
Ce chiffre se rapporte à la periode du 28
septembre 2000 au 01-05-2003 et prend en compte
les ressortissants étrangers.
[2]
Le Croissant Rouge Palestinien,mai 2002,
www.palestinercs.org
[3]Voir,
entre autres, Illusions of Restraint, B’Tselem,
decembre 2000, www.btselem.org
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